Agoraphobie, panique, stress: comment gérer son mal ?

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Agoraphobie, panique, stress: comment gérer son mal ?
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Dans cet article, j’aborderai le sujet de l’agoraphobie, la panique et du stress un trouble envahissant au quotidien.

Contrairement à ce qu’on pourrait penser, l’agoraphobie est un phénomène qui touche tout de même 7% de la population. De manière plus générale, la panique touche un français sur cinq et le stress, quant à lui, touche tout de même trois personnes sur quatre. Ces synonymes de la peur touchent tout type de personne. Ceux qui travaillent pendant des heures et des heures au bureau avec la pression de leur supérieur derrière. Les personnes âgées qui ont peur d’attraper une certaine maladie, peur de leur santé déclinante, peur de la mort. Mais il y a également un fort pourcentage de peur chez les enfants. La peur d’aller à l’école et de se retrouver au milieu de plusieurs personnes, peur de se faire interroger par le professeur et de répondre à côté de la plaque, peur des moqueries des petits camarades de classe, voire même peur d’un camarade tout court. Les enfants ne vous font pas spécialement part de toutes leurs angoisses, mais elles sont certainement belles et bien réelles et sont cachées par un sourire, des bêtises à l’école ou autres pour attirer l’attention des autres, votre l’attention sur eux.

Nous nous demanderons donc qu’est-ce que l’agoraphobie, la panique et le stress, de manière plus précise. Ce sont des termes qu’on entend assez fréquemment, mais, que signifient-ils exactement? Maintenant que nous connaissons leur définition, quels sont les symptômes pour chacun d’entre eux? Et quelles sont les différences entre chacune d’entre elles ? Puis, pour terminer, comment remédier à ces phobies qui envahissent le quotidien de votre enfant, le font souffrir et ont un impact sur vous et les personnes qui vous entourent.

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Qu’est-ce que l’agoraphobie, la panique et le stress ?

L’agoraphobie:

L’agoraphobie est la peur des lieux d’où il serait difficile de s’échapper voire gênant, et où il serait compliqué, voire impossible de se faire secourir en cas de besoin. Cette peur n’est pas fondée sur le lieu lui-même, mais sur le peu de sécurité de ce dernier ou la difficulté à trouver de l’aide en cas de problème. Ce phénomène touche rarement les enfants. Il se déclenche généralement aux alentours des 29 ans, avec le stress du travail, le stress de vivre dans une grande ville et de passer une bonne partie de la journée dans les transports en commun.

Les personnes atteintes d’agoraphobie redouteront plusieurs types d’endroits:

  • Les grands espaces: grands magasins, centres commerciaux, grandes places, voies dégagées…
  • Les espaces clos: voitures, cinémas, avions, tunnels, ascenseurs…
  • Les lieux publics: restaurants, foules, files d’attentes, transports en commun, réunions…
  • Les lieux en hauteur: escaliers, ponts, étages…
  • Le fait d’être seul, de quitter son domicile ou ses proches…

La panique:

La panique est une émotion d’anticipation. Mais dans la panique, contrairement à la peur, le lien avec la réalité dangereuse est coupé. Au lieu de faire face au danger, on aura plutôt tendance à se croire dans des situation catastrophiques. Ce fossé entre la réalité et le film qu’on se fait dans la situation imaginée, est énorme, à tel point qu’il est facile de tomber dans un affolement complet en quelques secondes.

La peur est un sentiment vital et tout à fait normal chez les êtres humains. La panique, quand à elle, va venir pour creuser un fossé entre la réalité et un scénario crée de toutes pièces par votre imagination. Cette panique vous fera perdre pieds et perdre toute rationalité face à une situation. Elle est donc nuisible, nuisible à votre réactivité et à l’affrontement de la situation.

Le stress:

Le stress est une réaction de notre organisme à toute demande qui lui est faite. C’est une réaction d’adaptation de notre organisme pour maintenir l’équilibre de l’état intérieur. C’est quelque chose qui empoisonne littéralement la vie des individus qui en souffrent quotidiennement.

Il peut être dû à une charge de travail trop importante, de faire face à une situation à laquelle nous n’avons pas l’habitude et elle nous fait peur, elle nous angoisse rien qu’à l’idée de penser à elle. Le stress, chez l’enfant, peut être dû à la peur de voir ses camarades de classe avec qui il ne s’entend pas spécialement bien, de faire son exposé devant toute la classe, qu’on se moque de lui, de se faire interroger alors qu’il ne connait pas la réponse…

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Quels sont les symptômes ?

L’agoraphobie:

Comme tous les troubles phobiques, on distingue trois phases, trois étapes de la peur:

  • La phase anticipatoire: la peur de se retrouver dans une situation qui vous perturbera. Avant d’affronter le monde extérieur la personne atteinte d’agoraphobie n’aura pas peur de sortir ou de prendre les transports en commun. Mais, elle aura peur de faire une crise. En sortant de chez soi, la première chose qui la tracassera le plus est la peur de la crise.
  • L’anxiété elle-même et la perte de contrôle sur soi-même. L’agoraphobe ressent la crainte d’éprouver une attaque de panique.
  • Le comportement d’évitement pour diminuer l’anxiété. Pour diminuer ces symptômes, les personnes atteintes de cette phobie vont essayer de vivre les situations en fonction de leur pathologie. C’est-à-dire, sortir accompagné, fréquenter certains endroits uniquement aux heures les plus calmes pour ne pas avoir besoin d’affronter la foule. Dans un cinéma, par exemple, y aller à une séance du soir, avec une autre personne et s’assoir près des sorties de secours.

La panique:

La panique déclenchera différents symptômes physiques et psychologiques:

  • La respiration est perturbée. En effet, la respiration devient courte, et saccadée puisqu’elle est retenue.
  • La perturbation du rythme cardiaque.

Ces diverses réactions, qui sont différentes chez les différents individus, peuvent être plus prononcées chez certains que chez d’autres. C’est donc une spirale infernale, puisque ces réactions suscitent des malaises physiques, qui eux aussi, alimentent la panique, qui elle-même accentue ces réactions. C’est un cercle vicieux, une spirale d’agitation ascendante.

La personne qui aura vécu cette crise de panique, vivra dans la peur qu’elle se reproduise et se gâchera la vie. Elle pourra réorganiser sa vie pour vivre autour de cette peur panique. pour mettre en place de vraies techniques d’évitement.

Le stress:

On distingue trois composantes du stress:

  • Agent du stress: Le stress peut être dû à quelque chose de mineur comme une contravention ou plutôt majeur comme un déménagement. Il peut être positif pour un mariage ou négatif pour un divorce. Le stress peut être constant au travail ou exceptionnel pour une audition. Il peut être inattendu comme un accident ou attendu comme un devoir… Le stress peut être causé par différents agents et à n’importe quel moment de la journée, de la semaine, de l’année, de votre vie. Il peut apparaître plusieurs fois par jour, plusieurs fois par semaines ou seulement une à deux fois par mois pour les plus chanceux. Il n’y a pas de science exact en ce qui concerne le stress. Il peut arriver à tout moment, de manière plus ou moins prononcé. Le stress peut aussi être d’ordre physiologique, c’est-à-dire dû à un médicament, à une blessure ou à un coup de froid.
  • La réaction du stress: lorsque nous sommes en situation de stress, le rythme cardiaque s’accélère et l’adrénaline commence à monter. Ces symptômes font monter le stress, ce qui donne lieu à des malaises physiques et psychologiques.
  • L’attitude: l’attitude adoptée face au stress dépend de plusieurs facteurs. Elle dépend notamment de notre éducation et de la situation dans laquelle nous nous trouvons. En soi, un retard de cinq petites minutes peut arriver à tout le monde s’il y avait des embouteillages, si nous sommes partis trop tard de la maison ou si nous avons eu un petit problème de réveil. Ce n’est pas bien grave. En revanche, si ces cinq petites minutes de retard vous font rater le seul avion de la journée qui vous déposait à Bangkok pour le mariage de votre petite soeur, alors oui, ces cinq petites minutes de retard sont catastrophiques et vous serez dans une situation de stress intense.

Le stress peut présenter des symptômes :

  • Physiques: les tensions musculaires, problèmes digestifs, problèmes de sommeil ou d’appétit, des maux de tête, des vertiges, la souffle court ou la fatigue.
  • Emotionnels et mentaux: l’agitation, l’irritation, l’indécision, l’inquiétude, l’anxiété, le manque de joie, la mélancolie, la baisse de libido, la difficulté à se concentrer et la faible estime de soi.
  • Comportementaux: la perception négative de la réalité, la désorganisation, plus de difficulté dans les relations, l’absentéisme, la tendance à s’isoler, l’abus de télévision, la consommation accrue de tabac, de sucre, de chocolat, d’alcool, de drogue et d’évitement des situations exigeantes.

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Quelles sont les différences entre ces peurs?

L’agoraphobie est, comme son nom l’indique, une phobie, alors que le stress et la panique ne le sont pas. Elles sont “seulement” des peurs.

L’agoraphobie est la peur de se retrouver dans un endroit et de ne pas pouvoir s’y faire secourir en cas de besoin. C’est une peur qui est fondée de toutes pièces par notre cerveau et qui vous gâche l’existence en point de vous emprisonner chez vous et de vous transformer en ermite.

La panique, quand à elle, est l’accentuation des peurs. Votre cerveau transforme en scénario catastrophe tout ce à quoi vous pensez, ce que vous voyez et pensez. Vous êtes plutôt dans une situation irréelle que réelle et plausible. Vous vous faites des films improbables.

Le stress, quant à lui, est créé par une situation réelle, une situation qu’on a vécu et qu’on a peur de revivre ou une situation qui va se produire. Le stress est rationnel, bien qu’il nous rende un petit peu paranoïaque.

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Comment remédier pour traiter une agoraphobie ?

L’agoraphobie: 

Comme toutes les phobies comme la phobie sociale, la phobie scolaire qui ponctuent le quotidien de certaines personnes , cela n’est pas facile à vivre par les proches, qui ne comprennent pas cette position défensive quasi permanente. Cela crée des tensions, de l’incompréhension de leur part, ainsi que des conflits.

Vous en avez marre de vous faire critiquer, marre d’affronter le regard des autres… Les personnes atteintes de phobies balancent souvent entre l’acceptation de leur maladie, se battre pour y remédier ou tout simplement l’abandon. Pour eux, il y a de moins en moins de place pour l’effort et le raisonnement.

Contrairement à ce qu’on pourrait penser, le renoncement est très souvent évoqué puisque la personne en a assez de devoir continuellement se battre contre une phobie qu’elle croit plus forte qu’elle. Une phobie qui lui prend tout son temps et son énergie en lui pourrissant inévitablement l’existence.

Dès l’apparition des signes de l’agoraphobie ou tout autre phobie vous empêchant de vivre pleinement vous devez consulter un spécialiste le plus tôt possible. Malheureusement, plus vous attendrez, plus il sera compliqué de trouver le courage pour se faire aider puisque vous même serez convaincu qu’il n’y a plus d’espoir. De ce fait, de nombreuses personnes se retrouvent aujourd’hui enfermées chez elle, à ne plus côtoyer le monde extérieur et avoir peur de devenir fou.

Vous devez aller consulter un psychologue. Ce dernier vous donnera une série d’exercices à réaliser quotidiennement pour battre cette phobie, petit à petit, un petit peu tous les jours. Ce spécialiste ne sera pas à même de vous donner un traitement médical, mais vous pouvez très bien vous en sortir sans antidépresseurs si vous avez la motivation nécessaire. Si vous sentez que le cas est trop avancé, vous pouvez aller voir un psychiatre qui, lui, trouvera une solution à base de médicaments, en plus des exercices quotidiens.

La panique :

Tout comme pour l’agoraphobie, la panique nécessite de consulter un spécialiste. Vous pouvez toujours essayer de régler la situation par vous-même, mais c’est assez compliqué.

Le trouble panique est assez compliqué à diagnostiquer, et le patient à souvent tendance à se rendre chez un généraliste ou encore un cardiologue avant que le bon diagnostique tombe.

Le stress:

Tout comme les autres peurs, le stress peut être traité soi-même, mais cela relève presque de l’impossible. Vous avez besoin de l’aide d’une personne extérieure à votre mal-être, une personne qui peut avoir un regard externe à la situation, qui pourra vous aider de manière plus efficace que ce que vous pourrez faire vous-même. C’est très important d’avoir un avis extérieur, qu’il soit positif ou négatif pour vous aider à aller mieux.

Il est donc très fortement conseillé de consulter un spécialiste. Tout comme dans les autres cas, un psychologue ou un psychiatre. Ils vous donneront des exercices à faire, voire des médicaments pour le psychiatre. Ils ont les compétences pour vous aider, alors pourquoi refuser leur aide ? Je conçois que le coût des consultations ne soit pas donné et tout le monde ne peut pas se les offrir, mais si vous en avez les moyens n’hésitez pas une seule seconde.

Je tiens tout de même à préciser que le fait de consulter un spécialiste ne veut pas dire que vous êtes faible ou incapable de vous gérer seul. Au contraire, vous avez eu le courage de vous rendre compte que cette fois-ci, vous n’arriverez pas à traiter vous-même le problème et qu’une aide extérieure serait la bienvenue. Si vous avez peur de vous lancer, vous pouvez demander à votre entourage si personne ne connait un spécialiste en particulier, un spécialiste qu’ils pourraient vous conseiller. Dans ce cas, vous n’aurez pas besoin d’en chercher un, mais tout simplement vous rendre chez celui qu’on vous aura conseillé, ce qui facilitera la tâche. En revanche, si vous ne souhaitez pas en parler autour de vous, vous pouvez faire des recherches sur internet et lire les quelques avis sur ceux qui résident pas loin de chez vous. S’il ne vous convient pas, libre à vous de changer pour la prochaine consultation. Lorsque vous aurez trouvé le bon spécialiste, vous n’aurez plus qu’à programmer vos prochains rendez-vous avec lui et vous n’aurez aucun stress ni moment de panique voire crise d’agoraphobie avant d’aller dans son cabinet. Tout ira pour le mieux.

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Ce qu’il faut en retenir pour accompagner une personne qui souffre d’agoraphobie

Pour terminer, l’agoraphobie, la panique et le stress sont des phénomènes qui perturbent le quotidien des personnes affectées. Ces phobies, ces peurs apparaissent quotidiennement chez les personnes atteintes. Elles vous rendent la vie impossible et vous avez du mal à vous en débarrasser. Pour vous en sortir, il faut tout d’abord diagnostiquer correctement ce qui est en train de vous arriver et comprendre ce qui est en train de se produire. Vous allez certainement devoir prendre rendez-vous chez de nombreux spécialistes avant d’avoir le bon diagnostique, ce qui peut prendre un peu de temps.

Vous allez certainement devoir consulter un psychologue ou un psychiatre pour avoir des exercices quotidiens et vous aider à sortir de cet engrenage. Grâce à vos consultations régulières, vous verrez votre situation s’améliorer considérablement.

En conclusion, ne restez surtout pas seul chez vous à vous morfondre et vous couper du monde. C’est la chose à ne pas faire si vous voulez vous en sortir.

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