Mon fils ne veut jamais sortir : quelle attitude adopter ?
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Dans cet article j’aborderai la notion de l’isolement de votre enfant a rester cloitré à la maison et comprendre son comportement pour l’aider

Vous avez quelques inquiétudes car votre fils ne veut jamais sortir, il est comme cloitré à la maison, n’éprouve aucun intérêt à se divertir ou voir des copains, il reste dans sa chambre.

Il faut avant tout comprendre la situation de votre fils et ses raisons de cet attachement à son cocoon qu’est devenue la maison.

Nous essayerons de comprendre sa difficulté évidente de quitter le cadre familial.

Recette pour mieux vivre en famille vous définira votre rôle en tant que parent pour aider et accompagner votre fils.

 

Mon fils ne veut jamais sortir

Votre fils ne veut jamais sortir. Il vit cloitré entre les quatre murs de sa chambre, ne voit presque personne, n’a pas d’amis, n’a pas de petite copine.

Il n’a plus d’activité sociale et le comble, il ne communique presque plus avec papa et maman et ses frères et sœurs.

Il passe tout son temps devant son ordinateur qu’il ne quitte d’ailleurs jamais.

Inquiets, vous le poussez à mettre les narines au dehors pour voir ce qu’il s’y passe et essayer d’avoir une vie normale, mais impossible. Vous êtes désemparés et vous n’arrêtez pas de vous poser des questions.

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Comprendre la situation de votre fils et ses raisons

L’instinct parental vous pousse à vous inquiéter du comportement peu orthodoxe de votre fils, c’est normal. Dans la grande majorité des cas, sachez que lorsque les adolescents affichent un tel comportement, cela exprime un mal-être plus ou moins profond qu’ils n’arrivent pas à exprimer. Mais ce n’est pas une raison pour vous affoler.

Vous avez intérêt à vous calmer et à laisser faire le temps. Rares sont les adolescents de 17 ans voire 18 et 19 ans qui ne savent pas très bien comment s’orienter du point de vue social, scolaire et même professionnel. Votre fils est peut être dans ce cas.

Il se peut qu’il vive également une situation d’angoisse sur laquelle il n’arrive pas lui-même à s’exprimer. La solution serait peut-être de le conduire à faire une consultation chez un psychologue habitué à traiter les cas des adolescents en souffrance. Mais c’est fort possible qu’il refuse ne voyant évidemment aucun intérêt , allant même jusqu’ à protester que tout va bien chez lui et que c’est vous qui devriez consulter.

Le cas de votre fils qui ne veut jamais sortir peut s’expliquer encore par le fait que les adolescents, présentant un tel comportement de troubles, sont confrontés le plus souvent à la difficulté de devenir un homme.

Cela suppose qu’il s’agit d’une incapacité à prendre ses engagements ou ses responsabilités, à se libérer du cadre familial qui l’a vu naitre en occurrence sa chambre.

Ces adolescents rendent ainsi progressivement la vie familiale difficile à cause d’abord de leur déscolarisation, de leur refus de communiquer et de participer à toute forme de vie dans la maison de leur parent se contentant d’une vie de parasite qui ne dit pas son nom. Si rien n’est fait, cette situation va perdurer.

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Une difficulté évidente de quitter le cadre familial

Ce qu’il ne faut pas éviter de souligner, c’est que bien que votre ado soit conscient de sa situation, il ne fait rien pour s’en sortir parce que non seulement il a du mal à se l’avouer, mais encore il ne sait pas comment s’en sortir.

Au fond, votre enfant n’arrive pas à se séparer de son cadre familial et s’il le faisait, cela sera considéré pour lui comme un sentiment d’abandon occasionné par son impossibilité de faire face à ses obligations personnelles d’adolescent.

La plupart de ces ados se trouvant dans ces situations problématiques vous répondront qu’ils se sentent à l’aise et qu’ils n’ont aucun intérêt à pointer le bout de leur nez dehors.

Ce faisant on comprend mieux qu’en fait, ces grands enfants de cette génération ont dans leur chambre effectivement tout ce dont ils ont besoin pour passer le temps. Sur la question de voir leurs amis, ils vous répondront qu’eux aussi en font autant.

Avec l’internet à portée de main, les jeunes d’aujourd’hui se font entourer de tous les services dont ils ont besoin sans lever le petit doigt : Jeux vidéo, amis virtuels, etc.

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Quel est votre rôle en tant que parent ?

Votre rôle en tant que parent est celui de tout mettre en œuvre pour ne pas mettre votre fils dehors comme certains le préconisent dans ces genre de situation.

C’est l’un des rares moments ou votre fils en situation de troubles a le plus besoin de votre assistance pour ne pas se sentir abandonné par les siens.

Bien souvent ces genres de difficultés naissent du désaccord entre les deux parents, raison pour laquelle il est important que les parents aplanissent leurs divergences afin de se mettre d’accord sur une position commune à tenir.

Il est fort probable que lorsque les parents vivent séparément l’un loin de l’autre, la tache devienne un peu plus compliquée et l’adolescent se sent bien perdu. Mais avec le dialogue tout fini par s’arranger sans grand dommage.

En général si la mère vit seule avec son adolescent, il est conseillé qu’elle ne reste pas seule face à la situation. Il est donc important qu’elle se fasse aider par une personne extérieure en occurrence une amie ou un des grands parents de l’enfant.

Aussi, il n’est pas superflu de prendre votre courage à deux pour demander à votre fils de venir à une consultation chez un professionnel quand bien même qu’il est fort probable que celui-ci refuse. Si tel est le cas de votre ado, vous les parents, vous devez continuer à aller recueillir les conseils du spécialiste dans l’intérêt de votre enfant.

Dans tous les cas de figure, ne manquez pas de maintenir le dialogue entre vous et votre ado si cela est encore possible dans le milieu familial. C’est une des rares solutions qui permettent d’élucider bien des mystères quand il s’agit d’ adolescents en situation de crise.

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2 Commentaires

  1. Ma petite fille de 15 ans ne veut pas sortir de la maison. Impossible de l amener chez un médecin ou n importe ou . Elle a des traitements médicaux importants. Elle est devenue accro a la télé et a des rythmes de sommeil très perturbes . Ses parents étant séparés elle vit chez son père et ne veut pas aller chez sa mère. Les parents supportent de moins en moins cette situation. Elle ne va plus a l école et elle n aspire qu a une chose rester seule chez elle

  2. Bonjour,
    Mon fils de quatorze ans correspond à votre description et il m’est bien difficile de le voir passer tout son temps libre seul dans sa chambre.
    Pour vous permettre de mieux comprendre sa problématique, une petite présentation s’impose.
    J’ai deux enfants, mon fils est son petit frère qui a 19 mois de moins.
    Lorsqu’il avait trois ans des difficultés scolaires sont apparues, surtout au niveau du graphisme et le parcours du combattant à commencer, psychologue et médecin scolaire, neuropsychologue…
    Un an après a peu prêt un gros Burnout m’a conduite à un court séjour en psychiatrie, il était petit mais en a sûrement garder des traces.
    L’année de cp a été une horreur, malgré un diagnostic de dyspraxie et un protocole mis en place avec l’école, son institutrice s’est acharnée sur lui, considérant qu’il était simplement faignant, au point qu’il a faillit arrêté l’école en janvier, ses relations avec les autres se sont nettement dégradées, il était devenu la tête de turc de certains élèves. Et pour tout arranger, j’ai quitté son père…
    La séparation a été très dure, il a pleuré pendant des semaines, son frère et lui se battaient sans arrêt, parfois avec férocité, et leur père ayant beaucoup de mal à remonter la pente, j’ai du faire face seule plusieurs mois, tout en travaillant ( je suis assistante maternelle).
    Mon déménagement nous a permis de les changer d’école, avec un instituteur génial qui basait les enseignements sur l’expérimentation et la participation orale, de plus mon fils a été pris en charge par l’équipe du SESSAD de l’APF, enfin les choses se sont améliorées, il avait de bon résultats et des copains et les bagarres et les pleurs faisait partie du passé.
    J’ai refait ma vie avec un homme, mais il ne vivait pas avec nous.
    Avec le passage en 6eme, un renfermement s’est mis petit à petit en place, de moins en moins de sorties, il s’est mis à lire énormément, et a passer du temos à jouer sur ordinateur.
    Les années de 6eme et 5eme se sont bien passées, mais avec de moins en moins de jeux et d’activités, refusant la plupart du temps les activités que nous lui proposions et faisant la tête quand nous lui imposions des trucs atroce comme une après-midi à la mer!
    Je l’ai obligé à faire un stage multisports, je l’y ai traîné pendant une semaine, et le résultat sans appel : tout était nul.
    Mon ami est venu habiter avec nous, les garçons sont chez moi une semaine sur deux, si le courant est vite passé ce son frère, ce n’est toujours pas le cas aujourd’hui avec mon fils …
    Pendant l’été nous sommes partis camper, a part lire dans la tente ou jouer dans la piscine, mon fils ne voulait rien faire, ni jeux de société, ni sortie, nous étions en constante opposition, une heure de lutte et une grosse crise de nerfs pour lui pour arriver à aller faire des Ricochet sur un lac à 800m du camping.
    Toute l’année c’est bien passée scolairement, mais toujours aussi peu d’activités..
    L’année suivante son frère s’est cassé le fémur, un mois d’hospitalisation, opération, plâtre convalescence longue et difficile, bref il nous restait peu de temps pour mon fils et il s’est encore plus accroché à son ordinateur, heureusement, le SESSAD lui faisait faire des sorties et il ne pouvait pas refuser, mais c’était nul, ça ne servait à rien, ça ne lui avait pas plu . .
    Pendant l’été je l’ai envoyé deux semaines en Bretagne, il est rentré prostré pleurant en me disant qu’il avait oublié mon visage, que c’était nul.
    D’après le directeur du séjour, il était plutôt renfermé sauf avec l’un des jeunes, mais tout c’était bien passé.
    Cette année, il est en troisième, il va régulièrement au collège avec de bons résultats, fait du judo une fois par semaine, il est plutôt agréable à vivre, il ne fait jamais de bruit, fait ce qu’on lui demande, il se lave, range sa chambre, fait ses devoirs sans rechigner.
    Mais il ne fait jamais rien, n’a envie de rien, ne voit personne, n’appelle personne, il joue à l’ordinateur mais hors ligne, et regarde des mangas.
    L’accompagnement du SESSAD est terminé, il voit une pédopsychiatre une fois par mois, car après un bilan, et une observation en groupe, s’inquiète de futures difficultés d’intégration au lycée.

    Bref, je ne sais plus si je dois m’inquiéter où pas. La situation est difficile également pour son père qui se heurte également au même difficultées.
    J’essaye d’être plus présente, de vérifier ses devoirs tous les jours, ce qui nous permet de parler, de lui dire en quoi son comportement m’inquiéte, quel intérêt il y a à faire des activités avec d’autres personnes, de découvrir !
    Mais rien y fait…
    Mon ami est d’avis de lui supprimer son ordinateur. Pour l’instant, je lui ai juste dit qu’il y aurait maintenant des sorties qu’il ne pourrait pas refuser une fois par semaine (piscine, mini golf ….) Sauf si il avait déjà une activité prevue avec des copains.
    Il vient en faisant la gueule…
    Bref à l’aide 😕

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